terre de liens normandie

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Porteurs de projet Aire d'Alimentation de Captage

 

Les enjeux : favoriser l'accès au foncier

pour développer l'agriculture biologique

 


  • Des terres agricoles en diminution constante: artificialisation des sols et concurrence de la ville

 

Longtemps considérées comme simples réservoir de terres pour l'urbanisation, les terres agricoles ont subi une forte artificialisation ces dernières décennies: en France, c'est l'équivalent d'1 département qui disparait tous les 7 ans, soit l'équivalent d'1 stade de foot artificialisé toutes les 5 minutes...

En basse-Normandie, ce sont ainsi 4ha qui sont artificialisés chaque jour (source SAFER BN)

Les villes s'étant développées autour des terres les plus productives, ce sont donc généralement les sols aux meilleures potentialités agronomiques qui sont les plus touchés par le phénomène, et donc sortis définitivement d'un usage agricole et donc alimentaire. Source Ministère de l'écologie et du Développement Durable

 

 

  • Des terres rares et convoitées : le prix des terres agricoles s'envole + 40 % en dix ans

- Une terre constructible vaut 10 fois plus cher qu'une terre agricole : l'urbanisation a donc également pour conséquence une spéculation sur le foncier, les propriétaires de terres périurbaines étant tentés de les laisser s'enfricher et/ou les vendre au prix d'une terre à construire, espérant qu'un changement de destination leur permettra une jolie plus-value au moment de la vente...

Promoteurs et foncières de grands groupes commerciaux sont également loin'd'être en reste !!!

- Les terres agricoles et naturelles sont toutefois elles aussi objet de convoitise pour des usages non urbains: usages de loisirs (chasse, pension de chevaux, habitat de loisir...), les terres en milieu rurales sont convoitées par bien d'autres usages que la seule agriculture. N'ayant pas nécessairement à en dégager un revenu, ces personnes sont prêtes à payer un prix bien plus élevé que sa seule valeur agricole.

En savoir plus sur la page "accès collectif au foncier / spéculation immobilière"

 

- Mais les agriculteurs ne sont pas les derniers à faire s'envoler le prix des terres... Loin s'en faut !!

Chasse aux hectares pour maximiser les primes, besoin de surfaces d'épandages, ou "simple" logique conventionnelle d'agrandissement pour gagner en économies d'échelle... Les terres agricoles sont devenues un bien fort convoité, qui a justifié une course en avant au sein de la profession, proposant des prix d'achat déconnectés de la valeur agronomique du sol...

Eux-mêmes propriétaires de terres, les agriculteurs partant en retraite n'ont eux-mêmes pas freiné cette logique, cherchant à valoriser au mieux leur patrimoine pour compenser une maigre retraite agricole.

Et pourtant : les structures agricoles ont fortement grossi ces dernières décennies, le capital à reprendre est un frein majeur à l'installation de jeunes agricoles, dans lequel  le foncier et le bâti (dont les prix continuent d'augmenter) pèsent donc également de tout leur poids

 

 

 

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